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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 16:34
Dylan Stark, le retour de celui dont père etait un brave

Comme promis, Grand-Sachem-le Brocante poursuit à travers les vide-greniers et les boutiques de bouquinistes ses recherches pour trouver des romans de la série Dylan Stark. C’est avec un grand plaisir que Grand-Sachem-la-Brocante a trouvé le deuxième épisode de la série toujours dans l’édition illustrée par Michel Blanc-Dumont.

En 1966, Pierre Pelot publie le premier de quelques 160 romans édités à ce jour : La Piste du Dakota, un "western" - mais il préfère dire un "roman situé dans le cadre historique de la conquête de l'Ouest". Et l'appellation vaut pour la série des "Dylan Stark", dont le premier titre est publié en 1967 : Quatre hommes pour l'enfer. Ce premier titre, Grand-sachem l’a déjà chroniqué dans cet excellent article que tu ne manqueras pas, Ô lecteur internaute, de lire ou de relire !

Les aventures du métis sudiste cherokee-français vont se succéder sur quelques années suivant la Guerre de Sécession, dans une vingtaine de titres, publiés aux éditions Marabout ou ailleurs, ainsi qu'en feuilleton ou nouvelles dans le journal Tintin.

De retour au pays natal, à Jaspero, en Arkansas, Dylan ne retrouve que ruines et deuil. Il ne songe d'abord qu'à venger son frère disparu et ses parents dénoncés et tués par des guérilleros, mais il s'interroge bientôt sur la couleur de Dieu. Est-elle blanche ou noire puisqu'on peut empêcher un petit enfant noir de fréquenter l'école ?

Dylan se dit que tout ça ne le regarde pas…mais comment peut-il rester indifférent, lui le métis que tout le village évite, lui dont le père, un cherokee, n’a jamais été accepté parce qu’il a eu l’outrecuidance d’épouser une blanche et de s’installer sur des terres promises aux blancs.

Venger sa famille victime du racisme ça libère de la haine qui mange le cœur de Dylan Stark, mais rendre justice à ces noirs à peine libérés de l’esclavage et déjà promis au ségrégationnisme, c’est se battre pour le futur et la justice.

Grand-Sachem va partir à la recherche du troisième opus de la série....à moins qu'un des lecteurs de ce blog ne veuille se défaire de cette collection qui l'encombrerait!

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Grand-Sachem-la-Brocante - dans livres jeunesse
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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 22:10

danielGrand-Sachem-la-Brocante ne dédaigne pas lire de la littérature pour la jeunesse comme on peut le constater sur les pages de son blog. Bien souvent Grand-Sachem se demande pourquoi il fait ça si ce n'est pour le plaisir de critiquer et d'être méchant.

 

Mais le Grand-Manitou réserve parfois de bonnes surprises à Grand-Sachem. Cet ouvrage de Anne E. Crompton, Grand-Sachem l'a trouvé dans un comptoir spécialisé dans les livres usagés. Le tenancier, petit, doté d'un scalp sur le menton et de quatre-yeux, regarde toujours Grand-Sachem avec un sourire amusé quand le Grand-Chef indien rentre dans sa boutique. Comme s'il savait que Grand-Sachem, tenu par son engagement au Challenge Red Power, se devait d'acquérir, à chaque visite un livre sur ses frères peaux rouges! Alors, sans rien dire le babillaudier accompagne du regard Grand-Sachem vers un petit rayon, dans un coin, entre les livres de voyage et les livres d'ésotérisme; un tout petit rayon consacré aux livres indianistes. Comme la bourse de Grand-Sachem ne contient pas assez de rondelles jaunes pour pouvoir acheter toutes la marchandise à disposition, il faut parfois savoir, en fin de lune, se contenter d'un livre de poche. Celui ci a donc été commis par un squaw américaine qui aurait déjà à son actif sept livres. Passionnée par l'histoire de la conquête des terres de nos frères indiens elle se documente abondamment avant d'écrire.

Ce roman serait d'ailleurs inspiré d'une histoire vraie. Grand-Sachem vous révèle la quatrième de couverture : "Bien que Visage-Pâle, Tanial vit et chasse comme ses frères Indiens qui l'ont enlevé à ses parents, cinq ans auparavant. Mais le petit Daniel Abott qui est toujours en lui, refuse cette situation, même s'il reconnaît aux gens de sa tribu de grandes qualités. Souvent, la nuit, il rêve du temps passé. Les souvenirs de sa soeur Hannah, l'odeur du pain cuit, le hantent. Aussi, quand son frère Indien lui montre un jour des patins à glace, dont il ne connaît pas l'usage, Tanial-Daniel sait qu'il va peut-être pouvoir retrouver les siens..."

 

Bien sur Tanial-Daniel va échapper à sa tribu en filant avec les patins aux pieds vers le nord et les visages pâles.Ce n'est pas qu'il était trop mal traité par la tribu abenaki. D'ailleurs il commençait même à être accepté en tant que brave en participant à sa première chasse et de vrais sentiments l'unissaient à ses compagnons. Molsemi, un jeune de son âge, a tellement d'affection envers Tanial, qu'il va même l'accompagner un bout de chemin pour l'aider et lui éviter d'être repris par les autres membres de la tribu qui pour le coup sont très fâchés.

 

Il n'y a pas dans ce récit d'un coté le pauvre petit visage-pâle enlevé et de l'autre les indiens cruels; il n'y a pas non plus d'angélisme qui nous ferait croire que les indiens étaient de gentils sauvages au coeur pur. La violence et l'injustice sont deux plaies de l'humanité assez bien répartie entre les peuples!

 

Le texte est plus profond que Grand-Sachem ne l'aurait imaginé : on s'interroge au fil des pages sur le poids des origines, sur l'envie de vengeance, les deux personnages principaux dialoguent en toute fraternité. La lecture est plaisante et l'air de rien on s'intéresse avec plaisir aux échanges entre ces deux jeunes différents, que bien des choses pourraient opposer mais qui se sont rapproché car ils ont beaucoup partagé.

 

Grand-Sachem la Brocante va repartir sur la piste des livres de Anne Crompton,....peut-être même que le bouquiniste au sourire malin l'y aidera!                                              

 

 

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 13:08
Huchté, le papoose qui ne savait pas courir

Grand-Sachem-la-Brocante a profité d’un vide grenier spécial noël pour acquérir ce petit livre à la couverture très attractive.

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Dans la tribu des Dakotas, Huchté, le petit papoose, n’est pas comme les autres. Eux courent, dansent et chassent. Lui, il boite et les autres papooses se moquent de son pied déformé. Dans ces moments-là, Hutché, malheureux, s’en va dans la prairie retrouver ses meilleurs amis : les animaux. Et ses amis vont l'aider à trouver le chemin du bonheur…

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Plus que sur la vie des sioux-dakotas c’est sur le vécu du handicap par un popoose que veut sensibiliser l’auteur.

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Pourtant Leigh Sauerwein est née en Caroline du Nord. Elle a eu une enfance européenne car son père était diplomate. Passionnée par les indiens, elle a publié plusieurs livres sur ce sujet.

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L’illustrateur, le suisse Urs Landis, passionné de dessin, a suivi les cours de l'Ecole des beaux-arts de Zurich. Il est venu s'installer en France, où il travaille pour la presse, l'édition et la publicité. Il est également depuis plusieurs années professeur à l'Ecole supérieure des arts graphiques de Paris.

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Les 40 pages du livre sont superbement illustrées et contribuent largement à l’attractivité et la qualité de cet ouvrage.

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 18:22
Papoose-Sachem signopaginophile.

Grand-Sachem-la-Brocante fréquente souvent les bourses de collectionneurs. Depuis quelques années il a constaté la présence régulière, sans être envahissante, d’une nouvelle tribu de collectionneurs : les signopaginophiles.

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Il ne s’agit point de pervers « amateurs de singes au pageot » mais tout bonnement de collectionneurs de marque-pages. Le marque-page est un morceau de papier ou de tissu, qui comme son nom l'indique, permet de marquer une page d'un livre, c'est-à-dire d'être capable de distinguer cette page des autres afin de pouvoir la retrouver ultérieurement, sans pour autant détériorer le livre (par de l'encre, une déchirure ou un pli).

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Les modèles de marque-pages les plus répandus sont des bandes de papier, tissu, carton ou cuir rectangulaires ; des marque-pages publicitaires sont souvent fournis gratuitement par les publicitaires, des éditeurs ou des distributeurs de livres.

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Le marque-page est aussi un objet de collection, aisément acquis grâce à sa quasi-gratuité.

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Les thèmes sont nombreux, bien souvent liés à la culture mais aussi au tourisme, la gastronomie, à l’évènementiel,…. dont on peut trouver de belles illustrations sur ce site :

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Grand-Sachem-collectionneur aime bien ce genres de braves classificateurs dont le plaisir est d’organiser pour donner un sens, créer des catégories, des sous catégories, constituer des séries, créer un ordre parfait, même s’ils sont les seuls à en avoir le sens. Cette tribu de collectionneurs éprouve un besoin de rationaliser et de classer les éléments du monde extérieur pour en prendre intellectuellement possession.

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Une obsession bien étrange à la tribu des poètes à qui est consacré ce marque-pages.

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Avec deux petites salles de spectacles, la Cave Poésie est un lieu intimiste, convivial où peuvent se rencontrer spectateurs et créateurs au cœur de Toulouse. La programmation du lieu a toujours privilégié la découverte d’artistes, principalement issus de la région Midi-Pyrénées.

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Si nos frères poètes ont voulu illustrer leur programme avec le portrait d’un papoose-sachem plongé dans un livre c’est parce que les prochains spectacles seront consacrés aux « Poèmes des Indiens d’Amériques du Nord : Partition Rouge »

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 18:20

 

Les bédéphiles qui fréquentent les allées de la bourse semestrielle de la bande dessinée de Ramonville Saint-Agne ne sont pas particulièrement à la recherche  d'écritures saintes; c'est sans doute pour cette raison que Grand-Sachem-la-Brocante a pu acquérir cet album illustré consacré à la vie de la petite iroquoise : Kateri Tekakwitha, écrit par Agnès Richomme.

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Il n'est pas question ici de retracer la vie de cette jeune indienne du XVII siècle: de nombreux articles sur la grande toile chantent les louanges de cette chrétienne hors normes sanctifiée récemment dans les années 1990 par Jean-Paul II.

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Les "Éditions Fleurus", étaient à l'époque, des années 1930 aux années 1980, spécialisées dans les publications chargées de porter la "bonne parole". Cette maison d'éditions est toujours en activité même si son prosélytisme est moins marqué.

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Cette collection "Belles histoires et belles vies", en était déjà en cette année 1955 à son n°32. Consacrés aux biographies des saints, des martyrs et des personnalités de l'église, ces fascicules étaient très illustrés: 164 illustrations de Bernard Baray pour la douce Kateri.

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Voilà donc un squaw catholique au sein de la tribu la-Brocante, elle va donc rejoindre, celle qui comme elle apprécie les paroles des robes-noires, la jeune Tam-Ka .


 

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 18:00




















Grand-Sachem-la-Brocante comme à son habitude était un petit peu en décalage quand il parcourait  il y a quelques années la bourse aux BD de Ramonville-Saint-Agne (31): alors que chacun était à la recherche de la bd de ses rêves, Grand-Sachem achetait des publications religieuses!
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Dans les mêmes "éditions Fleurus" que "Kateri Tekakwitha" mais dans la collection "Jean-François" voici donc un frère du "Grand-Nord" dans l'ouvrage "Nanouk" par le père Roger Buliard.
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Ce missionnaire a publié en 1949, un livre intitulé "Inuk, au dos de la terre". L'ouvrage ici présenté en est l'adaptation pour les jeunes, publiée en 1955.
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"Inuk", signifie "un homme" , Inuit en est le pluriel : "les hommes"; "esquimaux", signifie "mangeurs de viande crue": c'était le nom donné par les indiens du Canada aux inuit.

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La lecture de certaines pages ont fait frémir Grand-Sachem; pour donner une idée du malaise voici une phrase de présentation du livre trouvée de nos jours sur la grande toile : "il décrit la civilisation si primitive de ces hommes mi-animaux rendus cruels par le paganisme et des conditions de vie inhumaines."

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On est bien loin des ouvrages de Jean Malaurie que Grand-Sachem aime tant et qu'il vous présente sur ce blog!

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Pourtant on est bien obligé de reconnaître que ces missionnaires étaient mus par une flamme forte : supporter des conditions de vie extrêmes, prendre des risques importants, partager un mode de vie  qu'ils n'appréciaient pas, et celà pendant des années: pour tout ça Grand-Sachem veut bien avouer qu'il est impressionné! On apprend beaucoup dans ce livre.

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Cet ouvrage est illustré par Bernard BARRAY, qui a réalisé pour l'intérieur de magnifiques pages en noir et blanc.

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 12:44
Dylan Stark défie la horde aux abois

Que ce n’est pas facile d’avoir toujours quelque chose à dire !

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Grand Sachem a lu le troisième tome de cette série de western avec plaisir mais que dire de plus quand on a déjà parlé de l’auteur, de l’illustrateur, du héros dans cet article ou encore dans celui-là !

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Pour résumer, Dylan Stark, notre héros sang-mêlé, né d’un père peau-rouge et d’une mère visage pâle, arrive dans un patelin paumé, poursuivi qu'il est par une bande qui veut sa peau parce que Monsieur a osé défendre un noir. (La guerre de sécession est finie depuis 6 mois- voir épisode précédent). Il se fait embaucher par le Maître du coin (un peu fada) qui fait croire à son fils, qu'ils sont toujours en guerre contre le nord.

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Les quelques 150 pages du roman nous amène à savoir quel sera l'énergumène qui osera dévoiler au fils la vérité. Devinez qui sera le bonhomme Vous avez trouvé ! Et bien quand ça arrive, tout pète de partout et l'ami Dylan continu sa petite route sur le chemin de la vengeance. Oui, parce que, accessoirement Dylan Stark recherche les meurtriers de ses parents. Le roman s’intitulant « La Horde aux abois », et le suivant « Les loups dans la ville», Grand-Sachem suppute que nous retrouverons une partie des adversaires de Dylan Stark. Commentaire emprunté à Michel du Forum consacré à Dylan Clark (si, si, ça existe)

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Sinon Grand-Sachem-la-Brocante peut vous raconter comment il a trouvé ce livre : c’était un jour de Toussaint. Apalika, la squaw de Grand-Sachem devait se rendre, pour visiter son aïeule, dans un village de la campagne angevine. Il fut décidé qu’Apalika laisserait Grand-sachem au cœur de la ville d’Anger avant de partir avec son chariot à 70 chevaux répondant au doux nom de Yaris.

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Grand-Sachem avait bien envie de visiter les monuments de cette ville où il n’avait que très peu trainé ses mocassins, d’autant que le programme des animations annonçait une exposition consacrée à la BD dans un des sites historiques de la ville: la collégiale Saint Martin… Comme souvent pour Toussaint, l’eau tombait du ciel comme si le Grand-Manitou avait décidé de noyer la terre entière. Un brave comme Grand-Sachem ne s’encombre pas d’un parapluie et c’est tout dégoulinant qu’il arrive au pied de la Collégiale…fermée pour cause de jour férié !

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Devant s’occuper tout l’après-midi jusqu’à 18h, les pas clapotant de Grand-Sachem, le conduire tant bien que mal vers le Château de la ville où se pressait une foule de touristes…..devant une grille fermée ! Le Grand-Manitou, voulant honorer tous ses saints, Grand-Sachem se rendit donc à la Cathédrale Saint Maurice se disant que ce serait bien le comble si elle avait également été fermée. Grand-Sachem put y profiter de l’ambiance accueillante des lieux…pour sécher un peu !

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Peu porté sur les affaires religieuses, Grand-Sachem ressorti, profitant d’une accalmie pour déambuler vers une place avec de magnifiques maisons aux pans de bois sculptés. Comme la pluie retombait de plus belle, c’est en rasant les murs que Grand-Sachem s’est engagé dans une rue sur la gauche. Et là, divine surprise : un bouquiniste, ouvert de surcroit ! C’est là que Grand-Sachem-la-Brocante a trouvé deux volumes des aventures crépusculaires de Dylan Stark….et quelques autres bricoles.

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 20:42

colombe de pluieLe challenge " Red Power" est bientôt fini. Grand-Sachem a proposé 12 ouvrages les plus divers possible.
Pour cela Grand-Sachem-la-Brocante a arpenté les brocantes et vide-greniers de l'année en se demandant régulièrement quelle trouvaille pourrait faire l'objet d'un article digne du challenge tout en évitant de se prendre au sérieux!

 

Pour son dernier article il a ramené un livre pour adolescents acheté sur un stand de vide-grenier; le genre de stand familial où on vide plus les placards que le grenier.

L'injure au soleil de Joyce Rockwood est un livre que Grand-Sachem a beaucoup, beaucoup aimé.
Joyce Rockwood habite en Géorgie, où elle aime situer les héros de ses récits, qui sont le plus souvent des Indiens cherokees.
Ces indiens qu'elle connaît bien pour en avoir étudié l'histoire, la culture et les mythes.

Avec son mari, Charles Hudson, elle s'est livré à des études approfondies sur le mode de vie des tribus indiennes du sud des États-Unis et plus particulièrement des Cherokees


Colombe-de-Pluie est une jeune amérindienne de 13 ans vivant dans le village du Mûrier.
Elle nous raconte son mode de vie, entourée de sa famille, les différentes fêtes du village et l’organisation de sa tribu, les  relations entre les clans...
Lorsqu’elle avait neuf ans, des présages néfastes sont apparus, les habitants du village se sont réunis sous l’autorité des anciens pour réfléchir à leur signification et à leurs conséquences.
Colombe-de-Pluie en a été très affectée et s’est mise à redouter le pire, même lorsque la plupart des habitants n’y pensait plus.
Des rumeurs ont commencé à se propager de village en village, à les croire, de grands navires transportant des personnes très différentes accosteraient et emmèneraient des Indiens avec eux.
Qui sont-ils ? Des Immortels, vénérés par les Indiens ou des hommes venus d’un autre monde ?
Mais ces étranges voyageurs sont repartis, on les a oubliés et la vie continue: un premier mariage avec le chaman de la tribu puis une séparation, un second mariage avec un chef de guerre.
Puis les enfants: des jumeaux dont un seul survivra; puis une fille.

Entre les cueillettes, les chasses, la culture du maïs tout irait presque bien s'il n'y avait les accrochages avec les ennemis héréditaires, les coosas.
Et puis des rumeurs provenants du bord de la mer inquiètent de nouveau Colombe-de-Pluie et les siens: les hommes-pâles seraient revenus et auraient construit un village. Mais les choses se passent mal pour eux.
Les tribus avoisinantes sont hostiles, elle ne veulent pas aider ces hommes brutaux aux comportements incompréhensibles.Les hommes blancs ne savent pas trouver leur nourriture et la famine puis la maladie les décime.
A la mort de leur chef ils repartent et les indiens se pense débarrassés pour toujours de ces encombrants personnages.
Malheureusement les proches de Colombe-de-pluie ignorent qu'un grand-malheur va les toucher: tous les indiens qui ont approché les visages-pâles vont être victimes d'une horrible maladie qui donne des fièvres terribles, brûle la peau, enflamme la gorge!
Il n'y a que deux issues à cette maladie: la mort le plus souvent et parfois la survie avec les corps et la figure horriblement marqués. Très vite comme un feu de prairie, la maladie va se propager dans toutes les tribus jusqu'à celle de Colombe-de-pluie qui devra faire face seule avec ses enfants, son mari n'étant pas revenu de la dernière bataille avec les coosas.

L'histoire se situe entre 1520 et 1540 et s'appuie sur des faits avérés concernant les premières incursions des espagnols sur les côtes d'amérique du nord.
L'histoire parallèle des protagonistes indiens relève de l'imagination de l'auteur mais s'appuient sur ses connaissances ethnologiques et historiques du peuple cherrokee.
Le livre assez long (300 pages) se lit d'une traite tant la tension dramatique et forte et sans cesse renouvelée. Le style est très classique, l'auteur ayant fait le choix de s'exprimer dans un langage qui ne cherche pas à imiter des tournures indiennes que de toute façon personne ne connaît.
Le parti pris est de faire s'exprimer les personnages du récit comme nos contemporains ce qui nous les rend très proches.

Grand-Sachem a trouvé que les illustrations de Vincent Rio, donnaient trop de raideurs aux personnages. Mais ce dessinateur n'avait que 22 ans au moment où il les a réalisé; peut-être que depuis son style a gagné en souplesse.

 

Cet article participe au   challenge-red-power2

 

 

 

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 06:58

nez-perces.jpgSi Grand-Sachem-la-Brocante aime autant les beaux livres qui évoquent l'histoire de nos frères à la peau-rouge du nord de l'Amérique c'est en partie parce que les bibliothèques que Grand-Sachem fréquentait quand il était papoose proposaient les albums de la collection "Far West" de chez Fernand Nathan, paru dans les années 1970. 

 

  

Depuis qu'il s'est mis en tête de traquer l'image et le représentation que se faisaient des amérindiens les jeunes français de la fin du 20ème siècle, Grand-Sachem recherche ces albums sur les brocantes et les vides greniers de sa région.

Plusieurs de ces albums ont eu le privilège d'être présentés sur le blog de Grand-Sachem-la-Brocante: Cochise,  Crazy Horse, Sitting Bull . Grand-Sachem en possède d'autres mais ils ne connaîtront pas l'honneur d'être chroniqués par Grand-Sachem: ils relatent les aventures de visages-pâles:

- Wild Bill Hickok, le shérif de l'ouest.
- Buffalo Bill, le roi des éclaireurs signé Fronval - Marcellin et Jean Giraud (Moebius)
- Davy Crockett , signé André Berelowitch et toujours Marcellin au dessin.
- Les pionniers du rail, de Fronval et Marcellin
- Kit Carson l'ami des Indiens

Grand-Sachem recherche encore :  "Géronimo l'Apache Indomptable", et peut-être d'autres ouvrages de cette série car on en trouve pas de liste garantie exhaustive.


Cet album récemment déniché au vide grenier de Saint Elix le Château, en Haute Garonne concerne la vie et l'action du grand-guide des Nez-Percés, Chef-Joseph.

 

Le chef joseph devient le chef de la tribu en 1871 à la mort de son père. Voici les paroles qu'a prononcé son père avant sa mort raconté par le Chef Joseph :

"Mon père fut le premier à deviner les plans des hommes blancs, il dit : "Mon fils... Quand je serai parti tu seras le chef de ce peuple. Souviens toi toujours que ton père n'a jamais vendu sa terre...Cette terre renferme les ossements de ton père. Ne vends jamais les os de ton père et de ta mère." J'ai serré la main de mon père et je lui ai dit que je protégerai sa tombe avec ma vie......"

Jusqu'en 1877, la tribu vivait en bonne entente avec les blancs.

Au printemps 1877, suite à la pression des colons blancs, le gouvernement exigea que les Nez-Percés s'installent désormais sur la petite réserve de Lapwai, dans le territoire de l'Idaho. A ce moment là, le Chef Joseph décida de prendre la tête des opposants contre ce nouveau traité. Face à cette situation le gouvernement nomma le général Olivier O. Howard pour résoudre cette situation.

 

En Juin, afin d'éviter un guerre contre son peuple le Chef Joseph et les clans des Nez-Percés décidèrent de se rendre à Lapawai. Mais des guerriers du clan de Whitebird, ont tués des colons afin de venger le meurtre de plusieurs des leurs. Ils viennent se réfugié auprès du Chef Joseph. Pour échapper aux représailles, Il décide de regrouper les Nez-Percés et de partir. Ainsi commence ce qu'on appellera la "longue marche des Nez Percés".

 

Le 17 Juin 1877, à White Bird Canyon eu lieu la première attaque des soldats américains commandés par le capitaine David Perry. Ce combat se termina par 35 morts chez les américains alors que la tribu n'enregistra aucune perte, parmi les 200 guerriers que comptait le chef Joseph avec lui.

 

Le 11 Juillet 1877, le général Howard rattrape le chef Joseph sur la Cleawater River. Les indiens contre attaquent en traversant la rivière, ce qui oblige les soldats à se retrancher. Pendant ce temps les femmes et les enfants on le temps de fuire. Le Chef joseph et les divers clans décidèrent de se réfugier chez les alliés, les Crows au Montana. Ils pensèrent qu'ils avaient enfin semé leurs poursuivants. Ils reprirent des forces sur la Big Hole River

 

Le 09 Août 1877, le Chef Joseph fut surpris par l'attaque du colonel John Gibbon. Il perdit 87 hommes, durant la rude bataille livrée aux corps à corps. Il enterra ses morts puis leva le camp pour reprendre sa marche forcée vers la liberté.

 

A Camas Meadows le 20 Août 1877, les guerriers Nez-Percés, commandés par le frère de Chef-Joseph, attaquèrent le camp du général Howard. Les indiens parviennent à s'emparer des mules de transport, immobilisant ainsi les troupes qui les poursuivaient. Les nez percés accompagnés du chef Joseph traversèrent ensuite la parc national de Yellowstone. Apercevant des éclaireurs Crows parmi les poursuivants, ils renonceraient à se rendre chez les Crows et décidèrent de partir en direction de la frontière canadienne.

 

23 jours plus tard, le Colonel Sturgis et ses soldats rattrapèrent les fuyards à Canyon Creek. Les guerriers indiens contiennent les soldats, les empêchant de franchir le Canyon. Le reste de la tribu parviennent à traverser le Missouri . Les indiens distancèrent leurs poursuivants et reprirent des forces dans les Bearpaw Mountains à moins de soixante kilomètre de la frontière canadienne. Mais le Colonel Nelson A. Miles les rattrapa.

 

Le 30 Septembre 1877, alors qu'ils campaient, affamés, malades et épuisés à moins de 65 km de la frontière canadienne, ils furent rejoints et attaqués par le général Nelson A. Miles. Ils réussirent à tenir l'ennemi à distance pendant plusieurs jours mais finirent par se rendre le 5 octobre 1877. Chef Joseph prononça alors un discours émouvant qui reste encore un modèle d'éloquence à ce jour.

Voici ce discours :

"Dites au général Howard que je connais son cœur.... Je suis fatigué de combattre. Nos chefs sont morts. Looking Glass est mort. Toolhoolhoolzote est mort. Tous nos vieillards sont morts. Ce sont maintenant les hommes jeunes qui disent oui ou non. Le chef de nos jeunes guerriers n'est plus. Il fait froid et nous n'avons pas de couvertures.

 

Les petits enfants meurent de froid. Les gens de mon peuple, en grand nombre, ont fui dans les collines sans couvertures, sans nourriture.

 Personne ne sait où ils sont, peut-être sont-ils morts de froid. Je voudrais avoir le temps de rechercher mes enfants, savoir combien d'entre eux je peux retrouver. Peut-être sont-ils parmi les morts. Écoutez-moi, mes chefs.

 

Je suis fatigué ; j'ai le cœur brisé. A partir de cette heure que marque le soleil, je ne combattrai plus jamais".

 

 

Cette guerre dominée par la ténacité et l'extraordinaire courage de tout un peuple fit hélas beaucoup de morts de part et d'autre. Trois Chefs Nez-Percés en perdirent la vie Chef Looking Class, Chef Ollokot et le frère de Joseph, Naiche; quelques rescapés parmi les Nez-Percés réussirent toutefois à se rendre au Canada.

 

Malgré la promesse de Miles de les ramener en Idaho, Joseph et les survivants de son peuple furent déportés à Fort Leavenworth au Kansas, puis en juillet 1878 vers le Territoire Indien de l'Oklahoma.

En 1880, Joseph fait le voyage à Washington et réclame en vain le retour des siens dans leur pays, plaidant avec éloquence le droit de son peuple à vivre sur ses terres.

Ce n'est qu'en 1885 que les Nez Percés sont renvoyés dans l'Ouest. Une partie d'entre eux vont en Idaho sur la réserve de Lapwai.

Considérés comme trop dangereux, Joseph et cent cinquante de ses compagnons sont assignés à résidence sur la réserve Colville, dans l'Etat de Washington.

 

Le Chef Joseph mourut le "cœur brisé" le 21 septembre 1904, sans avoir revu sa terre.

 

Un épisode bien émouvant de l'histoire des guerres indiennes: peu de grands-chefs, indiens comme visages-pâles, ont fait montre d'autant de sagesse et d'autant de courage. Même si de nombreux indiens avaient péri dans cette longue marche de plus de six mois, Chef-Joseph aurait bien pu conduire son peuple à l'abri des frontières du pays de la "Grand-Mère", il restait à peine une ou deux journées de marche à parcourir!

Après avoir trahi et traité comme un criminel Chef-Joseph qui était un homme de paix, les visages pâles lui ont rendu hommage en lui consacrant des gravures de son portrait sur un timbre poste et une rondelle de monaie : allez comprendre!

 

Cet article participe au challenge-red-power2 

 

 

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 06:31

Durant le mois d'août, Grand-Sachem-la-Brocante aime à visiter les régions de son territoire qu'il n'a pas l'habitude de fréquenter habituellement. Pendant ses pérégrinations, l'ombre du remord planait au dessus de la tête de Grand-Sachem. Les esprits de la Grande-Toile allaient-ils être courroucés si Grand-Sachem ne participait pas au Challenge Red Power le mois prochain?

 

 

Fidèle à sa compassion pour les persécutés de tous les pays et de toutes les époques, Grand-Sachem a porté ses mocassins vers Minerve, petite cité martyre de la cause cathare.

 

C'est en cherchant un établissement pour boire un petit-noir-qui-réveille que Grand-Sachem a trouvé un sympathique "salon de thé-bouquiniste". La sélection proposée aux clients était de très grande qualité: que des livres reconnus dans leur genre, quelques raretés, des curiosités, le tout en excellent état!

 

haIdas.jpgEn sirotant son breuvage dans un tel cadre, Grand-Sachem retrouvait l'envie de se plonger dans un roman et se sentait prêt à affronter la peur de la page blanche. Il décidait donc de se plonger dans le livre "Esclave des haïdas" par Doris Andersen pour voir si dans ces pages quelques braves pouvaient rejoindre la tribu la-Brocante!

 

Kim-Ta, fils d'un chef de la tribu indienne des Salish -un peuple de la cote nord-ouest d'Amérique-, coule des jours heureux dans sa tribu, aimé par les siens et initié aux mystères du monde par son Grand-Père et aidé dans son quotidien par son esclave personnel. Mais une nuit les Haïdas attaquent le village Salish et emmènent Kim-Ta et sa petite soeur loin de leur terre natale.

 

Ce long roman est l'occasion, à travers les pérégrinations du jeune héros, de nous faire découvrir les pratiques religieuses, la façon de vivre des hommes et des femmes haïdas et toutes les coutumes de ce peuple qui a quasiment disparu. C'est aussi une invitation à une réflexion sur l'esclavage, le héros passant de la condition de maître d'esclave à esclave lui même dans des sociétés où l'esclavage faisait partie d'une logique économique et sociale acceptée de tous .

 

Doris Andersen auteur Canadienne, s'est extrêmement bien documentée pour écrire ce livre et il est remarquable qu'un roman se déroule au sein de cette aire culturelle indienne du Nord-Ouest bien moins connue que celle de l'Est ou que celle des indiens des plaines alors qu'elle étaient parmi les plus civilisée de l'Amérique du Nord. Il est juste dommage que l'éditeur n'ait pas pensé à inclure une carte pour que le lecteur puisse se situer et bien se rendre compte des capacités de navigateurs de ces peuples qui n'avaient que des pirogues et des rames.

 

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