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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 21:22

la fayetteDernièrement un bouquiniste, pourvoyeur de culture d'occasion, fournissait à Grand-Sachem cet ouvrage de Gonzague Saint Bris  (rien que le nom : c'est tout un roman!).

Le Héros des Deux-mondes méritait bien cette biographie passionnante. Mais « que vient faire Gilbert Motier, marquis de La Fayette dans ce blog ? » dirais-tu, Ô lecteur, si tu ne savais qu'à l'instar des chats, Grand-Sachem retombe toujours sur ses pattes.

La quatrième de couverture nous dit que La Fayette fut " Tour à tour défenseur des indiens et des noirs en Amérique, des protestants et des juifs en France." C’est donc le premier point qui nous intéresse.

 

On ne peut pas dire que les relations de La Fayette avec les indiens soient vraiment développées dans ce livre. Juste quatre pages. On a plutôt l’impression que le Sachem Kayewla (« cavalier-redoutable », c’est le nom que lui donnaient les indiens)  considère les indiens comme une force supplétive, ces combattants recrutés sur place pour compléter l’armée régulière.

Un paternalisme de bon aloi, voire du Rousseauisme  d’époque permet de mieux faire passer la pilule.

Voici a titre d’exemple comment s’adressait Kayewla à nos frères après la bataille :

« En me rapprochant de mes enfans, je rends grâces au grand esprit qui m'a conduit dans ce lieu, où je les trouve assembles autour de ce feu nouveau, fumant ensemble le calumet de paix et de l'amitié. Si vous reconnaissez la voix de Kayewla, rappelez-vous aussi ses conseils, et les écoliers qu'il vous a si souvent envoyés. Je viens remercier mes enfans fidèles, les chefs des nations , les guerriers, les porteurs de mes anciennes paroles; et, si la mémoire paternelle n'oubliait pas plutôt le mal que le bien ,je pourrais punir ceux qui, en ouvrant les oreilles ont fermé leur cœur, et qui, levant aveuglément la hache, ont risqué de frapper leur propre père. »

  La Fayette, partage avec son ami et maître, Washington la volonté de transformer un jour les indiens nomades en agriculteurs pacifiques, aptes à se fondre avec tous les non-anglophones dans le creuset américain. De bonnes intentions dont on sait comment elles ont été douloureusement  mises en œuvre d’une manière difficilement défendable.

Mais détrompe-toi, Ô mon lecteur, Grand-Sachem est un grand admirateur  du bonhomme, mais plus de La Fayette  que de Kayewla.

 

 

 

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 19:54
Kenoi : celui qui n'aimait pas Géronimo.

Au cours d’un pow-wow professionnel consacré aux braves qui ont créé une entreprise atypique, -il faut même être très très brave pour se lancer de nos jours !-, Grand-Sachem-la-Brocante a rencontré le créateur des éditions Anarcharsis.

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En hommage à la figure mythique d’Anacharsis, barbare éclairé frotté de philosophie et mis à mort par les siens parce qu’il était soupçonné de vouloir pervertir leurs mœurs…, les Editions Anacharsis se sont donné pour vocation de publier des ouvrages qui rendent compte des rencontres entre cultures.

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Il peut s’agir de textes écrits au fil du temps – parfois injustement confinés dans des rôles de « documents » – de récits de voyages, authentiques ou étranges, de témoignages, mais aussi d’essais dont le dénominateur commun est de mettre le lecteur en présence d’un questionnement sur l’altérité.

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Quelques semaines plus tard, Grand-Sachem a acquis contre quelques rondelles de métal jaune un opus édité par cette maison d’édition pas comme les autres : « La Chute de Géronimo » par Samuel E. Kenoi, et Morris Opler

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Lorsque, en 1886, le fameux Géronimo se rend à l’armée des États-Unis pour la dernière fois, Samuel Kenoi, Apache chiricahua, n’a qu’une dizaine d’années. Cinquante ans plus tard, Morris Opler, anthropologue, recueille le récit que le vieil homme lui fait de cette époque.

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Aux alentours de 1930, l’anthropologue Morris demande à Samuel âgé d’une soixantaine d’années, de lui raconter la dernière reddition du légendaire Géronimo, le 4 septembre 1886. Mais Samuel Kenoi, enfant à cette époque, loin de reprendre à son compte l’« épopée de Géronimo », se livre à une attaque rageuse et amère contre le fier guerrier, l’accusant d’être responsable de la déportation par les Blancs de tous les Chiricahuas, hommes, femmes et enfants, comme prisonniers de guerre en Floride et en Oklahoma, partis pour un exil de plus de vingt-cinq ans.

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Les souvenirs de cet homme, font remonter en surface une parole pour ainsi dire jamais entendue, le propos singulier d’un homme sans auréole. La réalité y reprend ses droits, pénible, complexe et embrouillée.

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Grand-Sachem te conseille la lecture de ce petit livre de 60 pages en complément des «Mémoires de Géronimo» mais il n’est pas sûr que les conditions de la reddition de Géronimo soient plus claires dans ta tête Ô lecteur indianophile !

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En tout cas les deux personnages sont au moins d’accord sur un point : le traitement qui a été infligé aux apaches pendant plus de vingt ans après la reddition est injuste, inhumain et même complètement tristement absurde.

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 17:54
La dernière piste de Sakajawa

Grand-Sachem-la-Brocante a poursuivi durant cet été la lecture de la saga de Sacajawa par Anna Lee Waldo.

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Ce troisième tome est bien particulier ; en effet un roman historique peut, et c’est bien normal, prendre des libertés avec l’Histoire si c’est pour améliorer la compréhension du récit ou pour imaginer ce qui s’est passé durant des périodes de la vie des personnages pour lesquels on manque d’information. Mais là, la situation est différente : on se pose des questions sur l’existence même de Sacajawa durant la période pendant laquelle Anna Lee Waldo nous raconte sa vie.

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En réalité on sait peu sur la vie de Sacajawa, mais encore moins sur sa mort ! Le mystère se poursuit encore aujourd’hui de nombreux chercheurs pensent qu'elle a rejoint le Grand-Manitou le 20 décembre 1812. Alors pourquoi une pierre tombale de Wyoming dit qu’elle mourut en 1884 ?

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Deux indications dans deux États racontent deux histoires très différentes !

Dans un cimetière sur la réserve indienne de Wind River dans le Wyoming, une pierre tombale de granit proclame le site comme le site du repos éternel de Sacajawa. Une inscription sur la tombe donne la date de sa mort au 9 avril 1884. Environ 600 miles au nord-est, toutefois, une autre épitaphe près de Mobridge, dans le Dakota du Sud, affirme qu'elle est décédée le 20 décembre 1812 et fut enterrée à proximité.

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Que se passe-t-il? Grand-sachem en perd son latin ! Quels sont les faits :

En avril 1884, une vieille femme Shoshone nommée Porivo a été enterrée. La vieille dame, dont le certificat de décès ne donne pas le nom mais indique « Mère de Bazil » (Bazil était un Shoshone baptisé) aurait eu un âge d’environ 100 ans. Elle se serait installée dans la réserve dans les années 1870 et on dit qu'elle faisait partie de l'expédition Lewis et Clark. Dans le début du XXe siècle l'historien Grace Raymond Hebard a appuyé cette idée, il a publié dans son livre de 1933 « Sacajawa », que Porivo était en effet Sacajawa. Selon la tradition orale de la tribu recueillie par le «Bureau des Affaires Indiennes», Sacajawa avait fui son mari canadien-français, Toussaint Charbonneau ; elle aurait vécu parmi les Comanches en Oklahoma, dans les années 1840, fait son chemin dans le Wyoming dans les années 1860 et se serait installée avec son peuple d’origine, les Shoshones à la réserve indienne de Wind River durant la décennie suivante.

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C’est l’hypothèse que retient Anna Lee Waldo ce qui lui permet de nous faire vivre et partager près de 75 ans de la vie d’une squaw, témoin privilégiée de l’évolution et de la dégradation des relations entre les indiens et les visages-pâles.

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Elle n’est pas la première à avoir pris cette option, en 1902 Eva Emery, romancière mais également suffragette, faisait de Sacajawa une icône féministe n’hésitant pas à quitter un mari abusif et polygame pour vivre une vie de femme libre et respectée.

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Mais il existe une autre version qui crédite la possibilité d’une mort prématurée de Sacajawa.

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Un document découvert par la suite, «Le journal de John C. Luttig», employé à Fort Manuel Lisa dans l'actuel Dakota du Sud, contient cet article rédigé dans la nuit du 20 décembre 1812: « ce soir la femme de Charbonneau, une squaw Snake [Shoshone], meurt d'une fièvre putride….Âgés de 25 ans. Elle a laissé une belle fille infantile. » Luttig n'a pas identifié formellement la squaw Sacajawa, mais elle semble correspondre à la description.

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Charbonneau, avait cependant, plus d'une femme. Luttig indiquait-il la bonne « épouse » ?

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Anna Lee Waldo n’a pas esquivé ce fait mais elle s’est arrangée dans son récit pour que la femme qui accompagnait à ce moment là Charbonneau soit une autre de ses compagnes, Shoshone également, que la Sacajawa du roman appréciait beaucoup au point de ne pas hésiter à adopter sa fille. Ils sont fort ses romanciers pour retomber sur leurs mocassins !

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Mais les vieux papiers n’ont pas dit leur dernier mot. Quelque part entre 1825 et 1828, Clark a pris note dans son livre de caisse des allées et venues de ses membres de l'expédition. A côté de Sacajawa, l’explorateur a écrit : « Morte ». Il est peu probable qu’il fut mal informé car il était le protecteur de Sacajawa, il l’avait logée avec son fils à Saint Louis et son poste de gouverneur, spécialement chargé des relations avec les indiens, lui permettait d’avoir toutes les informations sur ce qui se passait le concernant dans les tribus proches. Et puis, indice important en 1813, Clark a légalement adopté deux enfants de Sacajawa, Jean-Baptiste et Lisette. Étant donné la relation de Clark avec les enfants, il aurait probablement su si Sacajawa était vivante, et sa mort précoce expliquerait logiquement son adoption des papooses.

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Grand-Sachem aimerait poursuivre l'enquête mais la cause semble désespérée!

Pour la première fois, Grand-Sachem-la Brocante disposait de deux éditions de ce roman pendant sa lecture, la version de poche et l'édition brochée. Grand-Sachem a donc pu choisir selon les lieux de ses lectures!

La dernière piste de Sakajawa
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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 13:44
Sacajawa accompagne Lewis et Clark

Grand-Sachem-la Brocante ayant trouvé le tome 2 de l’édition par « J’ai Lu » du «Sacajawa» de Anna Lee Waldo, il est heureux de pouvoir poursuivre la lecture des passionnantes aventures de la belle squaw shoshone.

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Autant le premier tome, racontant la triste vie de captive et d’esclave de la toute jeune « femme oiseau » était déprimant, autant ce deuxième tome est plein d'optimisme.

Entièrement consacré à L'expédition Lewis et Clark (de 1804 à 1806), la première expédition américaine à traverser les États-Unis à terre jusqu'à la côte Pacifique, ces 280 pages se lisent d’un trait. Le succès de l'expédition est dû en grande partie à la présence de Sacajawa et Grand-Sachem s’est passionné pour cet épisode de l’histoire de l’Amérique du Nord, à une époque où l’on pouvait encore croire en une cohabitation paisible et enrichissante pour les deux peuples entre les visages pâles et les peuples autochtones.

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L’auteure Anna Lee Waldo, a travaillé pendant dix ans pour préparer l’écriture de ce roman historique et il ne fait aucun doute que son talent contribue à faire connaitre au plus grand public cet épisode de l’histoire de la jeune république américaine dont, pour une fois, le « beau rôle » revient à une peau-rouge. Peut-être moins connue dans le monde que Pocahontas (merci oncle Walt) elle est honorée aux Etats Unis et, comme Pocahontas, elle est le symbole d’une cohabitation utopique qui n’a malheureusement pas été possible ?

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 13:31

En ce mois de Juillet 2014, Grand-Sachem-la-Brocante a repris la lecture de l'épopée de Sacajawa. Il ne retire rien à cet article de 2011 .... et prépare ses articles sur les tomes suivants

sacajawa1.jpg

 

Grand-Sachem-la-Brocante se souvient qu'il a promis aux membres de sa tribu de rechercher des squaws pour rééquilibrer la démographie de la tribu. C'est donc du vide grenier de Saint-Jean près de Toulouse que provient ce livre écrit par Anne Lee Waldo. Roman historique, il est consacrée à la vie de Sacajawa(femme-oiseau)personnage mythique de la conquête de l'Amérique de nord. Grand-Sachem a déjà consacré un article à cette squaw exploratrice mais sous une autre orthographe: Sakakawea.

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Sacagawea ou Sakakawea (1787(?)-22 décembre 1812 (?)) était une amérindienne de la tribu des Shoshones.
Après une enfance heureuse, elle est enlevée à l'âge de 10-11 ans par les Hidatsa et vit avec eux comme esclave.Période sordide durant laquelle elle est méprisée, violentée, violée, échangée comme une vulgaire bête de somme; elle ne doit la vie sauve qu'à sa forte personnalité et son intelligence qui lui attire la sympathie et une certaine bienveillance de ses"maîtres". Toujours elle garde l'espoir de retrouver son peuple Shoshone même si elle sait que ses parents ont été tués.

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Gagnée à un jeu de hasard par Toussaint Charbonneau, un trappeur canadien-français, il l'épouse et lui fait un enfant à l'âge de 13-14 ans.Elle sera l'interprète et la guide de l'expédition Lewis et Clark.Ces derniers ont insisté auprès du Franco-canadien qui aurait préféré amener une autre de ses trois squaws, moins insolente.

C'est donc cette période,de son enlèvement jusqu'au départ de l'expédition, que narre ce premier tome. Il faut maintenant rechercher le deuxième tome qui est consacré à l'expédition! Le troisième tome, qui raconte la vie de Sacajawa après l'expédition, a  été offert par notre frère du sud,  amateur de réducteurs de têtes et de constructeurs de temples en or, Férocias.

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L'illustration de couverture, dans le style des romans sentimentaux des années 1980 amuse beaucoup Grand-Sachem-la-Brocante: il a beau chercher dans les portraits et photos des 18ème et 19ème siècles (et il en a des milliers maintenant) il n'y trouve pas de squaw apprêté de façon aussi sexy. Les jeunes femmes étaient plutôt, comme dans beaucoup de sociétés masculines de l'époque, vêtues de tuniques,de robes, voire de capuches qui ne laissaient apparaître que quelques rares parcelles de peau nue. Les squaws de l'époque, subissant les grossesses précoces et nombreuses, travaillant très dur sous le soleil brûlant comme dans l'air glacé qui creusent les rides, elles avaient, après la trentaine plus l'air de "grand-mères" que de stars de séries TV.

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 19:14
Celui qui habitait Wabasca avec le Père Van Der Steene O.M.I.

A 15 km de la Cité de Carcassonne, Montolieu Village du Livre existe depuis 1989, à l'initiative de Michel Braibant, relieur et fondateur du Musée des Arts et Métiers du Livre.

Dans la douzaine de boutiques permanentes on trouve livres d'occasion à petit prix, livres anciens, beaux livres, livres rares, livres neufs, éditions originales, éditions régionales, bibliophilie, bandes dessinées, reliure, livres illustrés, journaux, revues, vieux papiers, pochothèque, disques vinyles par dizaines et centaines de milliers d’exemplaires !

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Et pourtant lors de sa dernière visite, après avoir fouiné durant l’après-midi entière dans toutes les boutiques sur son chemin, Grand-Sachem-la-Brocante n’avait rien trouvé digne de figurer dans les pages de ce blog.

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Avant de reprendre son char aux 80 mustangs pour rejoindre son tipi, Grand-Sachem obtenait d’Apalika, sa douce squaw un délai supplémentaire pour chiner dans une dernière boutique un peu à l’écart de son itinéraire habituel.

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Et là, pour 4 € à peine, dans un état entièrement neuf :" Wabasca, dix ans de vie indienne" par Roger Van Der Steene, édité en 1960.

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Wabasca, également connu sous le nom de Wabasca-Desmarais, est un hameau dans le nord de l'Alberta , Canada.

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C’est là que vécu quelques temps le Père Van Der Steene O.M.I., un missionnaire catholique auprès des indiens Cris. Il étudia d'abord la langue crise à Grouard, Alberta (1946-1947), et à Atikameg (1947), puis fut envoyé à Wabasca (1947-1949), à Fort Vermilion, chargé de Petite-Rivière-Rouge (1949-1953), puis retourna à Wabasca (1953-1956).

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De ces années il a retenu quelques portraits, quelques anecdotes et des réflexions sur les croyances et les mythologies indiennes.

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Connaissant le rôle joué par l’église catholique dans le martyr des nations indiennes au Canada, et plus particulièrement envers les enfants, rôle pour lequel l’église canadienne a officiellement présenté ses excuses, Grand-Sachem s’attendait au pire.

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Et bien, non ! Ce livre et très intéressant, mis à part quelques anecdotes et quelques portraits un peu condescendants (mais on est dans les années 1950) dont on aurait pu se passer. Les chapitres concernant les croyances et les mythes des indiens Cris sont si modernes qu’on y trouve parfois des prémices de l’ethnopsychiatrie à une époque où Tobie Nathan, le fondateur de cette science en France, n’était pas encore né. Dans l’ensemble on a un très bon document ethnologique qui sait faire la part entre l’observation et la mission d’évangélisation de l’auteur.

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 14:45
La "Saison de chasse" du brave Danny Kachiah,

La sœur de blog de Grand-Sachem-la Brocante, Folfaery, nous propose souvent des articles sur la littérature Amérindienne, les westerns et autres romans américains.

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Folfaery a dernièrement confié au Pony-Express la mission de porter au Grand-Sachem un ouvrage qu’elle avait acquis à son attention.

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Il s’agit d’un roman de Craig Lesley : « Saison de chasse ».

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Folfaery elle-même est plutôt réservée sur cet ouvrage et son auteur: « La plupart de ses romans se déroulent dans l'Oregon - où il est né - et mettent souvent en scène des Indiens. Un peu trop de scènes de chasse à mon goût cependant »

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Durant la longue fin de semaine durant laquelle les papooses cherchent les œufs, Grand-Sachem n’ayant plus de papoose en âge de croire à de telles balivernes et le temps étant pluvieux, il en profité pour lire ce récit.

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Un fois n’étant pas coutume Grand-Sachem trouve que la quatrième de couverture trace bien la piste qui va conduire le lecteur à travers les 340 pages de ce roman :

A travers trois générations d'Indiens que représentent Danny Kachiah, son père Red Shirt et son fils Jack, Craig Lesley a su brosser une fresque émouvante où s'imbriquent les thèmes forts de l'identité, de l'errance, du drame familial, de la fidélité, tout cela dans le décor grandiose des paysages sauvages de l'Oregon. L'omniprésence du monde animal, les magnifiques scènes de chasse et de pêche confèrent un véritable pouvoir d'envoûtement à ce roman qui a été salué par les plus grands noms de la littérature américaine."

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Un autre internaute dont le nom a échappé à Grand-Sachem a bien aimé le livre :

"Danny Kachiah, Nez-Percé, trente-cinq ans est à un tournant de sa vie : il n'est plus aussi bon que par le passé au rodéo, n'a pas de boulot fixe, est séparé de sa femme, n'a pratiquement jamais vu son fils, traîne dans la réserve indienne, se faisant embaucher à droite et à gauche ponctuellement pour récupérer du bétail. …. Et puis, Loxie, son ex-femme, meurt par accident. Il reste Jack, son fils, quinze ans. Danny hésite et suite à une vision, va chercher Jack. Le voilà père d’un adolescent inconnu à qui, il le sent bien, il doit transmettre quelque chose de l'ordre du mystère, des traditions indiennes, de la face cachée de la vie.

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Mais comment faire? Alors surgit Red Shirt, son propre père, mort depuis quelques années qui se manifeste à travers des souvenirs précis, faisant revivre à Danny son statut de fils. Trois générations donc, montage en parallèle pour tracer la double initiation de Danny et de Jack. »

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Grand-Sachem a passé un très bon week-end avec Danny, son fils et ses amis. Le quotidien de ces indiens contemporains, vivant en Oregon, une région très nature de l’Amérique du Nord est narré dans un style très fluide bien que nul détail n’échappe à l’auteur comme dans ce passage où Danny a un peu honte de ses chaussettes sales à un moment où il doit ôter ses bottes en public. Il y a aussi quelques scènes assez crues : la description de la mise à mort d’une vache par les coyotes, le piégeage des coyotes, les scènes de marquage et de castrations à l’ancienne (avec les dents !) des animaux d’élevage, la découverte d’un corps de wapiti en cours de putréfaction avancée,…

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Il n’y a pas d’intrigue mais Grand-Sachem a aimé découvrir au fil des pages comment les deux personnages, Danny et son fils, redécouvrent à la fois le sens des relations père-fils et une indianité d’aujourd’hui.

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 18:20

 

Les bédéphiles qui fréquentent les allées de la bourse semestrielle de la bande dessinée de Ramonville Saint-Agne ne sont pas particulièrement à la recherche  d'écritures saintes; c'est sans doute pour cette raison que Grand-Sachem-la-Brocante a pu acquérir cet album illustré consacré à la vie de la petite iroquoise : Kateri Tekakwitha, écrit par Agnès Richomme.

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Il n'est pas question ici de retracer la vie de cette jeune indienne du XVII siècle: de nombreux articles sur la grande toile chantent les louanges de cette chrétienne hors normes sanctifiée récemment dans les années 1990 par Jean-Paul II.

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Les "Éditions Fleurus", étaient à l'époque, des années 1930 aux années 1980, spécialisées dans les publications chargées de porter la "bonne parole". Cette maison d'éditions est toujours en activité même si son prosélytisme est moins marqué.

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Cette collection "Belles histoires et belles vies", en était déjà en cette année 1955 à son n°32. Consacrés aux biographies des saints, des martyrs et des personnalités de l'église, ces fascicules étaient très illustrés: 164 illustrations de Bernard Baray pour la douce Kateri.

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Voilà donc un squaw catholique au sein de la tribu la-Brocante, elle va donc rejoindre, celle qui comme elle apprécie les paroles des robes-noires, la jeune Tam-Ka .


 

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 12:28
Chimok, le jardinier indien (Profanation - François Rivière)

C’est à Grenade (31) que Grand-Sachem-la-Brocante a acquis ce roman de François Rivière. Ce dernier n’est pas un inconnu des amateurs d'histoires à bulles dont il est un des scénaristes les plus talentueux. François Rivière est aussi un spécialiste d’Agatha Christie, de Jules Vernes, d’Enid Blyton, d’Hergé…sur lesquels il a beaucoup écrit.

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Cette histoire qui se passe en 1936 est celle d’une «maison noire» construite sur un ancien site sacré des indiens, située à Providence, juste en face de celle de Howard P. Lovecraft. La maison est habitée par la famille Booth qui vient de la racheter à Miss Jackson, une vieille fille qui a par le passé écrit des nouvelles avec Lovecraft. Le père de famille n’est pas là car c’est un archéologue parti fouiller au Mexique à la recherche de la tombe d’un scribe mixtèque annonceur d’une malédiction. Chimok, le jardinier indien joue un rôle de plus en plus mystérieux …

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Si parmi les lecteurs de ce blog certains sont amateurs de Lovecraft, d’Indiana Jones ; s’ils ont aimé « Shining » de Kubrick , si « Martin Mystère » et « Dylan Dog » font partie de leurs bd favorites..alors il faut faire le maximum pour trouver ce livre !

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 09:52
Chaman Momaday

Grace a sa participation enjouée au Chalenge "Red Power" Grand-Sachem-la-Brocante a gagné trois ouvrages consacrés aux indiens par l'intermédiaire de Folfaerie..

Le premier a été chroniqué ici.
Le deuxième livre qu'a choisi de lire Grand-Sachem concerne Navarre Scott Momaday, né le 27 février 1934, écrivain amérindien de culture Kiowa et Cherokee.


Son roman La maison de l'aube, publié en 1968, a reçu le prix Pulitzer de la fiction en 1969 et marque le début de la Renaissance amérindienne.


La Maison de l'aube paraît en 1968. Navarre Scott Momaday obtient pour ce livre le Prix Pulitzer de la fiction en 1969.
Il est le premier écrivain amérindien à recevoir cette distinction. Ce roman initiatique met en scène les aventures d'Abel pendant sept années, du 20 juillet 1945 au 28 février 1952.
Le héros est un vétéran amérindien de la Seconde Guerre mondiale, de culture pueblo, qui est pris entre deux mondes et deux temporalités, d'une part la ville américaine moderne, rythmée par la culture matérialiste et la production industrielle, d'autre part la culture pueblo, rythmée par les saisons et donc la nature.

"Outre qu'il est l'écrivain indien d'Amérique du Nord le plus connu dans le monde, N. Scott Momaday est déjà venu plusieurs fois en France – notamment au Festival étonnants Voyageurs de Saint Malo – à l'occasion des livres traduits.

Artiste de la Paix à l'Unesco, invité d'honneur pour l'inauguration du Musée du Quai Branly, cet écrivain, puriste de la langue et philosophe du langage, nous fait par de ce qu'il entend dans ce que représente pour lui l'acte même de conter, d'écrire au sens très indien du terme. En exprimant la quintessence de son monde mythologique, tant sur les plans personnel, philosophique, historique et spirituel, Momaday replace l'individu au centre de la création artistique, de son identité propre et de son émotion unique."

Ce livre d'entretiens aborde plusieurs sujets littéraires concernant la vie et l'oeuvre de Momaday!

Le petit problème c'est que Grand-Sachem n'a encore jamais lu de livre de Momaday; pour dire la vérité il n'en avait même jamais entendu parler.
Il lui faut donc maintenant se mettre sur la piste de ce roman si prometteur: "la maison de l'aube".

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